Les 7 cols de la vallée

La vallée de l’Ubaye est aussi connue comme “La vallée au 7 cols”.
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Col de Larche

Ce col est interdit aux cyclistes par arrêté préfectoral. Il est remplacé pour nous par la “montée de Saint-Anne”.

La montée de Saint-Anne

La montée de Saint Anne, 7ème col « qui n’en n’est pas un » remplace le col de l’Arche interdit aux cyclistes pour des raisons de sécurité. Le départ se situe au village de la Condamine, et là ! La route commence à monter, après quelques lacets, on peut voir sur la droite en contre bas, bien à l’abri dans le pré, des chamois, des bouquetins paisibles entrain de brouter. Moment de bonheur. En passant à gauche on peut apprécier la chapelle saint Roch, un peu plus haut, toujours à droite sur la crête on aperçoit le fort du serre de l’aut, encore quelques virages la station de saint Anne, le parking pour faire tourner les jambes, la montée n’est pas très longue (6kms) mais dure, par moment très dure, mais aussi très belle. Selon la période il reste de la neige sur les cimes, et ça c’est très beau. C’est une cote que je fais souvent, il n’y a jamais grand monde hors période, on y voit souvent des animaux. On peut faire un crochet vers la chapelle saint Anne la vallée est magique.

Par Jean Devaux, Président du CCU depuis 2012.

 

 

Col de Vars

Pourquoi je suis tout particulièrement attaché à ce col ?

Tout d’abord parce qu’ayant choisi St Paul du Ubaye à son pied sud, pour y vivre une retraite active, je ne me lasse pas de le fréquenter en toutes saisons. La montée au col depuis le village (altitude 1 500 m) étant rapide, 8 km, même si certains passages demandent la mise en “danseuse”.

Ensuite parce qu’historiquement, c’est un lieu reconnu car unique – dès l’Empire de Rome probablement, des vestiges en font fois – entre la Haute Provence et le Guillestrois-Briançonnais-Queyras.

Enfin parce que je garde, ineffaçable dans ma mémoire, les images des forçats du Tour de France qui, avant ou après guerre 39-45, passaient par ce col alors qu’il n’y avait pas encore de route goudronnée, mais une piste caillouteuse servant autant aux troupeaux qu’aux hommes.

Un seul regret ? C’est qu’à certaines périodes de l’été, il soit utilisé comme terrain de jeu (record de vitesse) par trop d’engins “pétaradants”. Le cycliste avisé s’y attaquera tôt le matin.

Par François Sarrazin, association St Paul Montagne Service, éternel prosélyte du vélo sous toutes ses formes, véhicule non polluant, bon pour la santé. Président du CCU de 19.. à 19…

Col de la Bonette/Restefond

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Je connaissais ce col coté Alpes Maritimes, mais je me souviens de ma première montée depuis l’Ubaye. Avant de l’attaquer il faut s’y préparer.  C’était par une splendide matinée de mi-Juin, quand la végétation retrouve sa verdure.

Le col commence véritablement dés la sortie de Jausiers, « La route la plus haute d’Europe » avec ses 24km et ses 1600m de dénivelé nécessite de ne pas brûler trop vite ses cartouches.  La route est longue et peu de répit à attendre. Dés Jausiers, dans les chalets des Cocodilles, j’adapte le braquet ; arrive Lans et ses fermes qui me font penser que tout va bien. S’offre à moi une succession de virages en lacets où la pente se redresse. En bas les maisons de Jausiers se font plus petites puis après la cascade : la Haute montagne, la Halte 2000. Il en reste encore beaucoup, le passage du lac et de la cabane du berger permet de récupérer quelque peu, mais la suite promet sous les anciennes casernes. J’en profite pour me requinquer avec un biscuit et une barre de chocolat et me réhydrater.

 Il est rare de ne pas croiser les marmottes que je dérange sur mon passage. Tiens, moins de végétation et plus de rocailles, la route s’élève  et l’altitude se fait                                                                                                                                                                                            sentir.Voici enfin le col de Restefond, mais ce n’est pas le sommet de notre route : un dernier gros effort m’ attend                                                                                                                                                                                                                                          pour faire le tour de la Cime. Que la pente est raide après 24km ! Et enfin le Graal !   Qui n’a pas une pensée douce à ce moment là, à                                                                                                                                                                                                                                          la vue de ce panorama ?  Le  contentement de moi viendra aussi !  Et maintenant profitons de la descente , je l’ai bien méritée…

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Par Lucien Gomez, trésorier.

 

Col de la Cayolle

 

Les 3 Cols du Club

Arrivée dans la vallée de l’Ubaye en 2004 c’est le premier col que j’ai fait en raquette à neige, j’en suis tombé amoureux, je me languissais, presque, le printemps pour le grimper à bicyclette, chose faite mi-mai avec la neige sur les
côtés. Depuis c’est mon col préféré, il condense à lui seul tous les panoramas de l’Ubaye, route sinueuse, combes pâturées et forets, cascades et ponts, hameaux pittoresques, au bout de cette route mythique, l’immensité calcaire des grand sommets. Le bonheur total.

Par Jean Devaux, Président du CCU depuis 2012.

 

 

 

 

 

Col d’Allos

 

Les 3 Cols du Club (7)

Originaire d’Allos, tout petit je fauchais le vélo de mon père pour apprendre à en faire, je m’entrainais dans la cour à le faire avancer et reculer en passant la jambe au milieu du cadre, ce vélo était en acier et pesait une tonne. Puis j’ai commençais par aller à la foux, avant de gravir ce col mythique, un des plus beau pour moi de la vallée. Aujourd’hui j’habite de l’autre côté, à Faucon, et j’ai dû le franchir des dizaines de fois, toujours avec autan plaisir.

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Loulou Honnorat, Président du CCU de 1991 à1998.

Col Saint-Jean

C’est l’un des premiers cols que nous faisons après la période d’hiver. Il commence par une longue descente vers le LAUZET , premières sensations du coup de pédale, les jambes blanches longtemps cachées dans les pantalons reprennent quelques couleurs, et s’activent ardemment, le souffle se réadapte au pédalage. Nous retrouvons les amis heureux de reprendre les sorties, surtout les anciens Riri, André.
Après le Lauzet c’est la montée, se calmer, redescendre les vitesses, pédaler régulièrement, c’est toute une discipline à réapprendre après plusieurs mois d’arrêt. Riri appuie sur les pédales et s’envole, il adore faire un petit sprint . Le paysage est magnifique, il y a encore beaucoup de neige sur les hauteurs, le ciel est bleu et l’air est doux, idéal pour le vélo. Nous retrouvons André, heureux d’avoir encore pu monter ce Col. Après un petit en cas au sommet, c’est la descente, d’abord vers le Lauzet, belle route, le nez dans le guidon, beau virage, attention aux pierres. Les yeux pleurent, le vent siffle dans les oreilles, c’est l’ivresse.
La deuxième partie est beaucoup moins agréable. Personnellement je la déteste, c’est le pansement comme dit Pierre, seul Riri l’apprécie, je m’y résigne, la tête dans le guidon, et je pédale sans réfléchir.

Mais quelle belle matinée, vivement la prochaine, pour retrouver les amis cyclistes , nous serons plus nombreux et nous pousserons un peu plus loin la sortie.

Par Daniel Bertin, secrétaire.

 

Col de Pontis

Quel col ! Peut-être pas le plus connu, ni le plus haut. Pas le plus long non plus, mais certainement le plus raide !!

Celui-là se mérite ! Depuis Barcelonnette la capitale, il faut déjà parcourir les 25 km qui nous séparent de son point de départ, juste après le cimetière de Pontis. Et là, quel paysage ! Un point de vue superbe sur les plus hauts sommets de l’Ubaye et le bleu azur du lac de Serre-Ponçon.

Un col si raide, avec des passages à plus de 12%, à tel point qu’un jour pour la première ascension de mon épouse, au sortir d’une épingle, peut être sur un braquet trop optimiste, la chaîne cassa net ! Heureusement Riri Pellegrin le sauveur, qui hélas ce jour-là avait oublié ses lunettes, réussit quand même, non sans mal, à réparer la maudite chaîne, avec une pièce de monnaie et deux pierres trouvées sur le bord de la route. Après ce haut fait d’arme, l’escalade a pu se poursuivre et quel bonheur de triompher de ce si beau col.

Par André Donnadieu, Président du C.C.U. de 1999 à 2002.